Carrosse, c’est d’abord un objet, un décor, une installation-fiction qui se place et se déplace hors des murs des théâtres, à l’intérieur dans des salles non équipées, en extérieur dans des cours, au fond des bois, au milieu des champs ou aux pieds des monuments... Né de la rencontre entre l’autrice Pauline Peyrade, la circassienne Justine Berthillot et le scénographe James Brandily, Carrosse est inspiré d’un conte nordique intitulé Peau de Phoque qui interroge les liens entre maternité et dépression. La pièce explore une figure féminine devenue archétype contemporain, celle de la Mère dépressive, la femme qui ne quitte plus son lit, s’accable et avale des médicaments. Elle est prisonnière de son carrosse à savoir d’elle-même, du rôle que lui a assigné le monde, sa fonction de mère. Ce conte noir nous plonge dans son quotidien et dans celui de son fils adolescent, entre réalisme et onirisme, entre rapports de force et complicité, à la croisée des mots et du mouvement.
À la fois symbole d’enfermement et de sacralisation de la figure féminine, le carrosse évoque aussi le lien, le passage, la migration, la transformation, l’inconnu et le danger. Pour nous, le carrosse est une cage. L’enjeu, une fois que la portière magique s’est refermée, est d’en sortir par n’importe quel moyen.
La date du 15 novembre est dans le cadre de la Nuit du Cirque
Une initiative de l’association Territoires de Cirque, avec le soutien du Ministère de la Culture. Pour la première fois, les réseaux de diffusion s’associent pour fêter cet art résolument populaire et saluer sa vitalité, son exigence, son engagement dans les combats pour l’égalité des femmes et des hommes, sa dimension interculturelle et intergénérationnelle. www.lanuitducirque.com